☆ Pour se rapprocher de l’essentiel ☆

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Compassion, sympathie, empathie, pitié :

Quelles différences ?

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Compassion veut dire « action de souffrir avec». C’est un sentiment qui porte à reconnaître et à prendre part à la douleur et aux souffrances d’autrui.

La compassion n’est pas une émotion, il s’agirait plutôt d’une attitude qui nous porte à être sensible à la souffrance de l’autre. Devant la douleur d’autrui, nous vivons alors différentes émotions. Il peut s’agir de tristesse, de colère, de révolte, etc., toutes suscitées par ce que nous observons chez la personne qui pâtit.

Dans la compassion, une sorte de fusion s’opère avec la personne qui se confie, ce qui entraîne un parti pris et des jugements de valeur allant dans son sens, sur le moment même. Ensuite, la personne qui aura compati réintègre ses propres valeurs.

La compassion est différente de la sympathie.
Dans la sympathie, « ce qu’on éprouve avec l’autre« , nous nous mettons plus ou moins clairement et plus ou moins volontairement à la place de l’autre et réagissons comme si nous étions lui.

La sympathie se distingue de la compassion aussi par le fait qu’elle porte sur différents sujets, positifs comme négatifs, alors que la compassion n’existe que devant la souffrance.

La compassion n’est pas l’empathie.
L’empathie vient du grec « pathos« , c’est « ce qu’on éprouve dedans« , c’est en quelque sorte la capacité de se mettre à sa place pour la comprendre « de l’intérieur ». L’empathie consiste à ressentir ce que d’autres éprouvent et à entrer en résonance avec eux. Lorsque nous rencontrons un être transporté de joie, nous éprouvons nous aussi de la joie. Il en va de même pour la souffrance.

Lorsque nous sommes empathiques, nous choisissons volontairement d’essayer de voir et de ressentir la situation comme l’autre ; nous adoptons volontairement son point de vue, incluant les réactions émotives qui en font partie. Mais nous restons toujours conscients qu’il s’agit de l’expérience de l’autre (ce qui n’est pas le cas dans la sympathie). Contrairement à ce qui se passe dans la compassion, dans l’empathie nous ne sommes pas nécessairement touchés (même si nous pouvons l’être), car nous restons dans la neutralité.

Pour être capable de compassion, il faut savoir être empathique. C’est en effet parce que nous saisissons ce que vit l’autre que nous sommes amenés à être touchés. Si nous n’en avions aucune représentation, il nous serait impossible d’être émus.

Ne pas confondre compassion et pitié
Il existe une très grande différence entre les deux… La pitié est un sentiment, une émotion, elle est une forme d’empathie déguisée.
La majorité des personnes qui ont pitié pour une autre s’approprient des sentiments qui ne leur appartiennent pas. La pitié n’apporte rien à autrui si ce n’est que de renforcer le sentiment de souffrance chez cette personne. Elle renforce même trop souvent l’égo de celui qui a pitié…

Tout est sujet d’expérimentation dans cette vie… et il est nécessaire de savoir ce qu’est la souffrance pour comprendre le bonheur, et réciproquement. Chacun vit sa propre expérience et de le concevoir, permet plus facilement de compatir… La pitié n’est pas un acte d’Amour…

La compassion est amour
C’est un acte d’Amour inconditionnel, c’est-à-dire, donner son Amour à toutes personnes et ne rien attendre en retour, je dis bien À TOUTES, sans distinction de race, couleur, langue, religion et j’en passe…
Et ici, aucun sentiment n’entre en ligne de compte puisque l’Amour est une énergie très puissante…

La pitié est issue de notre mental…
La Compassion est issue du Cœur…

Si la compassion est bien la forme incandescente de l’amour, on peut dire qu’elle se tient au cœur de toutes les grandes religions, et probablement de toute philosophie humaniste.

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La compassion est utile pour consoler d’un chagrin ou pour écouter la plainte d’un tiers. Elle ne doit pas perdurer. Afin d’en éviter les effets pervers, recul et neutralité doivent s’en suivre et l’empathie prendre le relais.

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Source : énergie-santé.

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