☆ Pour se rapprocher de l’essentiel ☆

Bien que nous venions tous de milieux et de sensibilités divers, nous sommes unis entre nous et avec nos voisins ; nos choix influencent presque tous les aspects de notre vie et peuvent influencer celle des autres.

Le libre arbitre fait partie de la vie et l’être humain devrait être encouragé dans cet esprit de liberté : pour se servir lui-même efficacement, en se faisant confiance et en croyant à ses propres choix.

Heureusement, la plupart d’entre nous vivent dans une situation qui rend possible l’utilisation quotidienne du libre arbitre moral pour faire les choix qui détermineront notre avenir.

Qu’est-ce que la liberté ?

Nous parlons de liberté, celle de faire ce qui nous plaît. Nous jouissons de toutes sortes de libertés, et qu’en avons-nous fait ? On pense que là où il y a choix, il y a liberté. Si vous êtes très lucide, que votre perception est pure, il n’y a pas de choix. C’est de là que dérive l’action juste.

Dans le monde extérieur, où vous exprimez tout ce qui vous plaît – la prétendue liberté individuelle ? La liberté n’existe que s’il n’y a pas de confusion en moi, si du point de vue psychologique je ne peux être pris à aucun piège. Si je suis dans un état de confusion et de désordre, ne dois-je pas commencer par me libérer de ce désordre avant de parler de liberté ? Ne dois-je pas commencer ici, à l’intérieur de moi-même, dans mon esprit, dans mon cœur, afin de m’affranchir totalement de toute crainte, angoisse, désespoir, ainsi que des souffrances et blessures dues à quelque désordre psychique ? Observez tout cela vous-même et libérez-vous en !

Il semble, toutefois, que nous n’en ayons pas l’énergie. Nous allons la chercher chez autrui. Nous nous sentons soulagés en parlant à un psychiatre, en nous confessant, et tout ce qui s’ensuit. Toujours être tributaire de quelqu’un ! Inévitablement, cette dépendance amène le conflit et le désordre.

On doit donc commencer à comprendre la profondeur et la grandeur de la liberté, on doit commencer par ce qui est le plus près de nous, nous-mêmes. La grandeur de la liberté, de la véritable liberté, sa dignité, sa beauté, résident en soi dès que règne un ordre absolu. Et cet ordre ne s’établit que si nous devenons notre propre lumière.

Décider librement est l’un des droits imprescriptibles de l’individu. Tous les jours, les choix que nous faisons, déterminent, parfois de manière définitive, ce que nous allons être et devenir, tant sur le plan personnel que professionnel.

Au premier abord, abandonner son pouvoir décisionnel à autrui, peut, aux yeux de certains, présenter quelques avantages. D’une part, on échappe au processus de réflexion préalable à toute décision. D’autre part, et c’est peut être le plus important, on n’a pas – ou plus – à porter la responsabilité d’un éventuel échec : on se contente juste de reporter la faute sur ceux qui ont décidé à notre place. Confrontés à cette situation, les individus ne cessent de critiquer, de contester, refusant par la même d’assumer leur propre démission initiale.

Le paradoxe de la liberté de choisir : pourquoi trop de choix tue le choix.

Pourquoi dans ces sociétés d’abondance – où les individus se voient offrir plus de liberté et de choix (personnel, professionnel, matériel) que jamais auparavant – les gens sont-ils de plus en plus dépressifs et malheureux ? La liberté de choisir n’a pas rendu les occidentaux plus libres mais plus paralysés, pas plus heureux mais plus insatisfaits.

Le « dogme officiel » des sociétés occidentales c’est l’idée selon laquelle pour maximiser le bien-être des citoyens il faut maximiser leur liberté individuelle. Parce que la liberté est intrinsèquement bonne, quelque chose de valeur, et essentielle à l’être humain. Car si les gens ont la liberté, alors ils peuvent agir indépendamment, faire des choses qui maximiseront leur bien-être, et personne ne décidera à leur place. Maximiser la liberté, c’est maximiser le choix, donc maximiser le bonheur.

Plus les gens ont de choix, plus ils sont libres, et plus ils sont libres, plus ils sont heureux. Ceci est tellement intégré dans la pensée occidentale que personne ne penserait à le remettre en cause. Qu’il s’agisse de la santé, de l’alimentation, des télécommunications, du sport, du divertissement, de l’information, de la religion, des relations, et même du travail, l’on a à sa disposition une multitude de choix à chaque instant.

Trop de choix nous paralyse. Tout ce choix a des effets négatifs. Un des effets c’est la paralysie, plutôt que la libération. Avec autant de choix, les gens trouvent difficile le fait de choisir. L’autre effet c’est que si on arrive à surmonter la paralysie et à choisir, nous sommes finalement plus insatisfaits que si nous avions moins de choix car par notre obligation de choix, nous laissons derrière nous toute une multitude d’autres possibilités… ce qui peut être frustrant. Quand il y a des centaines de choix differents, et que vous en faîtes un qui vous déçoit, vous vous demandez « qui est responsable? ». C’est clair que la réponse est « vous-même ». Vous auriez pu faire mieux. Avec des centaines d’options à disposition, il n’y a pas d’excuse pour se tromper.

Voilà l’explication de l’explosion du nombre de cas de dépression dans le monde occidental en une génération. Une cause importante de cette explosion de dépressions, c’est que les gens ont des expériences décevantes car leurs standards sont trop élevés. Et quand ils doivent s’expliquer ces déconvenues, ils pensent que c’est de leur faute. Bien sûr avoir du choix c’est mieux que de ne pas en avoir, mais cela ne veut pas dire qu’avoir beaucoup de choix est mieux qu’en avoir peu.

Le secret est de se fixer une limite personnelle du nombre d’options qui augmentent notre bien être et d’ignorer totalement les autres. Le secret du bonheur c’est d’avoir de faibles attentes. Si nous pouvions envoyer tous ces choix dans des sociétés ou les gens n’en ont pas assez, ils vivraient mieux, et nous aussi.

« Avoir le choix est une liberté, une liberté à chérir ». Cette faculté nous permet de suivre « le chemin de son coeur et de ses passions » : plutôt que de s’enfermer dans la crainte du mauvais choix, n’oubliez pas que l’on apprend aussi de ses erreurs. Alors, n’ayez plus peur et assumez vos décisions ! Sentez-vous libres !

.

2 réponses à La liberté de choisir

  • Bourgin dit :

    Bonjour,
    Encore un excellent article en profondeurs, merci de cela.
    Je partage pleinement que si la perception est pure, centrée et ouverte aux autres et à la réalité, la question du choix devient celle d’une écoute interne / externe, avec le moins de projections possibles; finalement c’est être dans le flux de la vie.
    j’aime vraiment cette phrase du Dalaï Lama : « Ceci étant, cela est ».
    Belle journée à vous.
    Cathy

    • LeBonSensdesEtoiles Isabelle dit :

      Merci à vous d’avoir lu l’article, et merci pour votre réflexion sur le sujet. Bien à vous Cathy,