Une vie réussie

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Qu’est-ce qu’une vie réussie ?

De nombreux êtres humains aspirent à une autre vie, une vie meilleure, plus naturelle, plus saine, plus simple, plus claire, plus harmonieuse, une vie – en un mot – plus écologique !

La réussite, l’on en parle beaucoup, mais tous ne sont certes pas d’accord sur la définition. La réussite matérielle, professionnelle, intellectuelle, universitaire ou autre est-elle le gage d’une vie réellement réussie ? Ne serait-ce pas la réussite du « toujours plus » laissant, au contraire, perpétuellement insatisfait ?

Et si l’on pouvait être plus heureux avec une logique de « toujours moins » ?

La décroissance – laquelle n’est pas, en général, pas conçue comme un concept spirituel mais intellectuel – dont, à juste titre, l’on parle beaucoup en cette époque d’épuisement des ressources et de surpopulation galopante, peut se traduire, dans la vie personnelle, par le choix de la simplicité naturelle, historiquement dite aussi « simplicité volontaire ».

L’expression «simplicité volontaire» est, toutefois, un tantinet redondante, car, en vérité, il ne peut être de Simplicité que volontaire ; sinon elle ne serait pas authentique, sinon elle ne serait pas la simplicité.

Devant les problèmes grandissants qui affectent la planète Terre, la «décroissance» n’est pas une option parmi d’autres, elle est indispensable ! À l’évidence, nous ne pouvons imposer à la Terre, une planète fermée sur elle-même et limitée, donc non croissante, une croissance illimitée. Une telle « croissance » économique repose sur une utilisation toujours plus grande des ressources – donc du capital – de la planète et elle engendre des déchets toujours plus abondants ; or déjà nous dépassons la capacité de production de la Terre; nous consommons l’Arbre de la Terre au lieu de nous contenter de ses fruits. Et lorsqu’il n’y aura plus d’Arbre, il n’y aura plus, non plus, de fruits à manger…

Combien de temps encore avant que les désastres généralisés ne surviennent ? Cent ans, cinquante ans, vingt ans, dix ans, cinq ans ? Peut-être moins… La plupart des gens voient l’arrivée des catastrophes dans un nébuleux lointain, alors que, déjà, directement ou indirectement, de nombreux êtres humains sont touchés dans leur vie.

Et que fait-on devant cette perspective ? En fait, nous nous trouvons à la croisée des chemins.

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une vie simple.

Que faut-il faire ?

Une société désirable est, sans doute, une société où tous peuvent convenablement vivre, dans de petites communautés pratiquant l’entraide, en sachant que leurs enfants, eux aussi, pourront, plus tard, à leur tour, harmonieusement y vivre.

  • À chacun d’individuellement prendre les moyens de lui-même se sortir de ses chaînes de l’hyperconsommation, de l’«obligation» – génératrice de stress – de gagner beaucoup d’argent et de la fatigue génératrice qui en résulte. La Simplicité est une voie qui permet de retrouver le « temps de vivre » et donc aussi d’agir.
  •  S’unir, parce que l’union fait la Force et que seule l’Union permet de créer une œuvre parfaite, autrement inaccessible au seul individu. Cela permet donc de faire beaucoup plus avec bien moins : en développant des communautés fraternelles locales, l’on se donne la possibilité de réaliser des œuvres qui permettent de vivre mieux à moindre coût et répondent davantage à l’intégralité des besoins de la communauté et de l’individu.

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La Simplicité, volontairement assumée (sinon ce n’est plus de la Simplicité mais un état subi), c’est déjà très bon pour la Santé. Dans les pays industrialisés, nombre de problèmes de santé viennent de la surconsommation. La quête de la Santé doit donc nécessairement conduire à un style de vie beaucoup plus sobre.

La simplicité n’est pas la pauvreté ; c’est un dépouillement qui laisse plus de place à l’esprit, à la conscience ; c’est un état d’esprit qui convie à apprécier, à savourer, à rechercher la qualité ; c’est une renonciation aux artefacts qui alourdissent, gênent et empêchent d’aller au bout de ses possibilités.

La voie de la Simplicité naturelle commence par une démarche personnelle d’examen intérieur : il s’agit pour chacun de découvrir qui il est et de reconnaître ses véritables besoins.

Par le mot « besoins » il ne faut pas seulement comprendre les besoins physiques de base, mais aussi les besoins sociaux, affectifs et même – et surtout – spirituels.

une vie réussieQu’est-ce qui me permet de m’épanouir pleinement, dans toutes mes facultés ? Dans un monde d’abondance, cela signifie qu’il faut choisir, non plus sous l’influence de la mode, des médias, de la publicité ou du regard des autres, mais uniquement à l’écoute de sa voix intérieure, en fonction de ses authentiques besoins.

Par définition, choisir signifie prendre quelque chose et laisser autre chose de côté. Lorsque l’on commence à choisir, l’on consomme moins ; et l’on a moins besoin d’argent pour vivre. L’on peut donc moins travailler et, avec la disponibilité ainsi accrue, faire tout ce qui est essentiel à notre épanouissement : réfléchir, parler avec nos proches, manifester notre compassion, s’aimer, jouer… et aussi répondre par soi-même à une partie de ces besoins que nous comblons de plus en plus souvent par des achats, ce qui nous rend toujours plus dépendants. En fait, cela fait partie de la dimension spirituelle de la Simplicité : le temps retrouvé, qui permet la conscience.

Prendre le temps de vivre, c’est prendre le temps de penser, c’est arrêter le temps, c’est vivre au présent. Lorsque l’on vit au pas de course, dans le stress, l’on ne voit pas passer les jours, les semaines, les mois, les années, l’on se laisse ballotter, entraîner par les circonstances et par la volonté des autres. Retrouver de la disponibilité, c’est reprendre le contrôle de sa vie, ce qui permet de véritablement se libérer, d’aller, en dehors des effets de mode, au-delà de l’information superficielle. Façonner sa vie, la vivre comme l’on veut la vivre. Et aussi ne pas demeurer spectateur mais descendre soi-même dans l’arène, autrement dit : s’engager.

Car lorsque l’on réfléchit, que l’on s’informe de ce qui se passe et que l’on ouvre les yeux, l’on ne peut pas, sans rien faire, accepter tout ce qui se passe d’affreux dans ce monde et l’on essaye alors de changer les choses. La Simplicité naturelle est un bon moyen pour cela. Dans un monde fondé sur le matérialisme et l’égoïsme institutionnel, c’est un refus de l’aveugle course à la consommation frénétique, c’est le cheminement vers un assouvissement minimal des besoins de base, à partir d’une information de valeur, en toute responsabilité.

C’est là une démarche difficile aujourd’hui. La plupart des êtres humains, du fait de leur soumission à l’intellect, sont tombés dans le piège et ont, de ce fait, perdu la maîtrise de leurs vies. La Simplicité naturelle apparaît comme un chemin fondamental pour arriver à se libérer.

Nous ne pouvons pas nous libérer tout seuls. Pour vivre convenablement, nous avons besoin des autres et de tout ce qu’ils peuvent faire pour nous. Pour notre survie sur cette planète, nous avons besoin d’entreprendre des actions collectives porteuses de sens.

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Comment peut-on être/devenir libre ?

La seule manière, pour un être humain de vivre libre c’est de vivre à l’écoute de son propre ressenti intérieur. Et, par conséquent, de faire abstraction des mauvaises influences.

Dans notre monde fortement imprégné de matérialisme les mauvaises influences sont de divers ordres.

La publicité, par exemple, en promouvant un bonheur illusoire uniquement basé sur l’acquisition effrénée de biens de consommation uniquement matériels exerce une influence extrêmement pernicieuse.

Les grands médias, télévision, radio, presse, en tant que relais de la publicité et de la pensée unique dominante, exercent aussi une influence fortement nocive. Trop souvent, la télévision, avec ses jeux superficiels, ses spots publicitaires, ses « reality shows », qui entretient le faux culte des « stars » du « show biz », apparaît comme une « mangeuse d’âmes » pour l’esprit.

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réussir sa vie

«La vraie vie, c’est une vie digne d’être vécue !

C’est une vie en laquelle le comportement extérieur est en totale adéquation avec

le ressenti intérieur le plus profond»

Ainsi que chaque authentique artiste trouve sa joie dans l’activité de réalisation elle-même, bien davantage que, plus tard, dans la contemplation de la beauté de son œuvre achevée, ainsi doit-il en être pour nous, si nous voulons trouver notre pleine valeur dans la création où nous vivons !

Mouvons-nous par nous-mêmes, afin d’éprouver la joie du mouvement !

Si nous donnons enfin à notre aspiration terrestre une nouvelle direction, plus juste et plus vivante, nous verrons alors, en premier lieu, ce que comporte en elle-même la capacité de jouir, alors seulement nous apprendrons à connaître, liée à la vraie vie, aussi la vraie jouissance.

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Source : conseil de vie.

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