☆ Pour se rapprocher de l’essentiel ☆

L’article qui suit est copié intégralement du blog Je dis du bien !

parce qu’on adore le ton et les vérités de l’auteur !

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La nouvelle aujourd’hui, c’est que Facebook sera bientôt introduit en bourse, et est déjà valorisé à 100 milliards de dollars. Cent milliards de dollars ! Une entreprise qui ne produit rien, ne crée pratiquement pas d’emploi, n’est basée que sur une confiance qui peut s’écrouler du jour au lendemain. Facebook n’est qu’un effet de mode qui passera, soit que le public se lassera, soit qu’on aurai trouvé un nouvel attrape-couillons pour le piéger.

C’est bien la preuve que notre société de consommation de merde marche sur la tête !

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C’était mieux avant

Avant, les choses avaient une vraie valeur. Tu achetais un truc, n’importe quoi, une bagnole, une fringue, une tomate, il y avait une logique. Un ouvrier fabriquait le truc, ou un paysan le cultivait, une personne que tu ne connaissais pas, mais que tu savais justement payée pour son travail. Tu achetais dans une boutique qui prenait une marge plus ou moins correcte. Tu payais sur ton achat des taxes destinées à améliorer la res publica. Ton achat avait une valeur, une vraie. Bref, tout le monde trouvait son compte dans le capitalisme à la papa.

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C’est pire maintenant

Maintenant, le capitalisme est devenu fou, incontrôlé, mondialisé, et surtout financier.
L’objet que tu achètes est produit loin, très loin, par un ouvrier qui est payé une misère, quand ce n’est par un enfant qui serait mieux à l’école. La petite boutique a disparue, remplacée par une chaine qui vend avec de toutes petites marges, mais en quantités phénoménales. Quant à tes taxes, elles servent à donner de quoi survivre à ceux que ce système à laissé sur le côté de la route.

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Et plus rien n’a de valeur. Un tee-shirt à 5 euros, fabriqué par un esclave bengali payé 20 euros par mois, importé et vendu par millions de pièces par des intermédiaires qui se gavent, ça a une valeur ?
Un téléphone portable, qui vaut 500 maintenant, parce que c’est nouveau, parce que la publicité te dit que tu es un looser si tu n’en as pas un, et qui vaudra 50 dans 3 mois, quand la mode sera passée, ça a une valeur ?
Une barquette de fraises vendue en plein mois de février, qui a fait tellement de kilomètres que c’est du pétrole que tu vas bouffer, pas des fraises, qui en plus sont vendues non sur leur gout mais sur leur aspect, renforcé à grand renfort de produits chimiques, ça a une valeur ?

Ce système est complètement schizophrénique : les gens font des boulots de merde, sans aucune valeur, et pour compenser consomment des produits de merde, sans aucune valeur.

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Redonner une valeur aux choses

Je suis persuadé qu’un système basé sur le vide, comme le prix de l’action Facebook, ne peut que s’écrouler.
En attendant, on peut toujours, et c’est une démarche résolument individuelle, vivre en pleine conscience et ne pas tomber dans les pièges de la consommtion et du crédit.

Acheter raisonnablement, lire les étiquettes, ne pas aller systématiquement au moins cher, et surtout : ne pas consommer uniquement pour combler le vide de sa vie !
Acheter d’occasion aussi. Ça réduit le nombre de déchets et, en redonnant une seconde vie aux objets, leur confère une vraie valeur.
Certaines de mes amies sont très bien habillées, et portent avec classe des marques de luxe, achetées à des prix ridicules au Secours Catho ou au Secours Pop. Il suffit d’y consacrer un peu de temps, d’intelligence et de goût.

PS : je ne veux pas me poser en donneur de leçons, moi je donne juste mon opinion, et chacun fait comme il l’entend.

2 réponses à La valeur des choses

  • opalegrimoire dit :

    Ce que tu dis est tout à fait juste ! En ce qui concerne mon comportement de consommatrice, j’achète par exemple les livres d’occasion (moins cher et puis j’aime le fait qu’ils aient appartenu à quelqu’un, qu’ils aient un « vécu ») et je fais très attention tout d’abord à la provenance des oeufs, de la viande (rapport aux conditions d’élevage des animaux). Cependant, j’avoue « aller systématiquement au moins cher » en ce qui concerne le reste…j’ai compris le sens de cet article mais je n’ai pas très bien compris cet aspect là : qu’y a t-il de mal à acheter le moins cher ? Ces produits proviennent ils de l’exploitation ?

    • J’ai repris l’article d’un blog dont je donne la source, juste pour préciser que ce sont les propos de l’auteur, pas les miens, mais je le rejoinds dans ce qu’il dit.
      Quand il parle d’acheter moins cher, il s’interroge sur la valeur, l’origine, l’exploitation oui.
      Merci pour ton commentaire Djodie.